Month: novembre 2015

Traiter une comète avec DSS et Photoshop CS6

Dans ce petit tutoriel, il sera question de traitement d’une comète. La difficulté ici réside dans le fait que la comète (ici C2013/ A1) se déplace rapidement par rapport aux étoiles environnantes. Lors de l’empilement (sur comète ou sur étoiles), l’image obtenue donnera donc soit une comète bien résolue mais avec des étoiles allongées, soit des étoiles ponctuelles mais avec une comète allongée.

1) Empiler via DSS sur les étoiles, puis nouvelle image avec un empilement sur la comète (1.1 en sigma clipping x 11 itérations). De nombreux filés d’étoiles sont toujours présent sur l’image de la comète, ce n’est pas trop grave! Enregistrement en Tif 16bits.

2) Sous CS6, ouvrir les deux images.

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3) Selectionner l’image de la comete stackée et la copier sur l’autre afin d’avoir les deux images superposées.

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4) Selectionner une zone rectangulaire autour de la comète. Copier cette selection (ctrl+c) et aller sur l’image avec les étoiles stackées, puis coller (ctrl+v). Normalement la sélection rectangulaire contenant la comète se superpose exactement au bon endroit.

5) Désactiver l’ancien calque, choisir le mode « eclaircir » pour le mode de fusion

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6) Puis, avec le calque « comete » sélectionné, aller dans « image » > « réglage » > « niveau ».

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7) Il suffit de jouer avec les barres d’histogramme…

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8) Plus qu’à aplatir , et à fignoler soit dans CS6, soit sur PI !

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Image finale :

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Amas NGC3293 et la nébuleuse Gabriela Mistral NGC 3324

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ngc3293acqui

NGC 3293 est un amas ouvert situé à 8000 années-lumière qui se détache sur une bande de poussières associée à NGC 3372. Il contient de nombreuses étoiles massives bleues. C’est un signe de grande jeunesse. Les astronomes ne leur donnent pas plus de 6 millions d’années. Et l’amas lui-même ne doit pas dépasser les 20 millions d’années.
NGC 3324 (Gabriela Mistral) est située dans la constellation australe de la Carène (la quille, une des parties du navire Argos de Jason) à environ 7.500 années-lumière de la Terre. Elle se trouve à la périphérie nord de l’environnement chaotique de la nébuleuse de la Carène, qui a été sculptée par de nombreuses autres poches de formation d’étoiles. Un riche dépôt de gaz et de poussière dans la région de NGC 3324 y a alimenté une importante vague de formation d’étoiles, il y a plusieurs millions d’années, conduisant à la naissance de plusieurs grosses et très chaudes étoiles proéminentes sur cette nouvelle image. Les vents stellaires et le rayonnement intense provenant de ces jeunes étoiles ont formé un creux dans la poussière et le gaz environnants. Ceci est particulièrement visible sous la forme du mur de matière que l’on voit au centre droit de cette image.
Le rayonnement ultraviolet des jeunes étoiles chaudes arrache les électrons des atomes d’hydrogène. Ces électrons sont ensuite recapturés. Ils descendent alors d’un niveau d’énergie à un autre, ce qui provoque cette couleur rouge caractéristique révélant l’étendue du gaz diffus local.
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Nébuleuse IC2944

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IC 2944 est un amas ouvert associé à une nébuleuse en émission situé dans la constellation du Centaure, proche de l’étoile Lambda Centauri. Cet objet est à une distance approximative de 5 900 années-lumière. IC 2944 est aussi connue sous les noms de la nébuleuse Lambda Centauri ou de la nébuleuse du poulet qui court.
Il présente plusieurs globules de Bok et est très probablement une région de formation d’étoiles.
L’image du télescope spatial Hubble à droite est un agrandissement de la zone contenant les globules de Bok découverts dans cet objet par l’astronome sud-africain A. David Thackeray en 1950. Ces globules sont désormais connus sous le nom de globules de Thackeray.
Le plus grand des globules sombres de l’image est vraisemblablement composé de deux nuages séparés, chacun mesurant plus d’une année-lumière, qui se superposent. Leur masse combinée représenterait 15 fois la masse du Soleil.

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Nébuleuse de la Rosette NGC2237

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La nébuleuse de la Rosette (aussi connue sous le nom de NGC 2237) est un vaste nuage de gaz et de poussières situé à environ 5 000 années-lumière (al) du système solaire dans la constellation de la Licorne. Le nuage s’étend sur environ 100 al, alors que la cavité centrale s’étend sur environ 50 al1.
Cette nébuleuse se trouve dans la constellation de la Licorne et s’étend sur un diamètre angulaire de 1,3°.
Au centre, se trouve un amas ouvert d’étoiles jeunes connu sous le nom de NGC 2244. Ces étoiles, qui se sont formées il y a environ 4 millions d’années, émettent un rayonnement ultraviolet qui ionise l’hydrogène du nuage environnant, ce qui donne cette couleur rouge. De plus, elles émettent un vent stellaire qui éclaircit le centre de la nébuleuse, ce qui permet aussi la création de nouvelles étoiles par compression du nuage de gaz et de poussières.

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Nébuleuse de la statue de la liberté NGC3576

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NGC 3576, également surnommée nébuleuse de la Statue de la Liberté4, est une nébuleuse en émission située à environ 9 000 années-lumière dans la constellation de la Carène2. Cette nébuleuse a reçu six numéros de classifications différents (NGC 3576, NGC 3579, NGC 3581, NGC 3582, NGC 3584, NGC 3586) puisque son découvreur pouvait seulement voir quelques morceaux scintillants de nébuleuses à l’aide de ses instruments, ce qui l’a porté à croire qu’il y en avait plusieurs3.
Son surnom provient de la forme centrale, semblable à celle de la statue. Elle a été nommée ainsi par Steve Mazlin du Star Shadows Remote Observatory (SSRO).

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La nébuleuse de l’haltère M27

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La nébuleuse de l’Haltère est une nébuleuse planétaire située dans la constellation du Petit Renard à environ 264 pc (∼861 a.l.). Cette nébuleuse, découverte par Charles Messier le 12 juillet 1764, est la première nébuleuse planétaire observée de l’histoire de l’astronomie. Elle porte le numéro 27 de son catalogue.
Cet objet est particulièrement brillant et possède un diamètre apparent très large, puisque la partie la plus lumineuse atteint 1/5 de celui de la Lune. Sachant que la vitesse d’expansion atteint 6,8 secondes d’arc par siècle, son âge est estimé à 3000 ou 4000 ans.
L’étoile centrale (à l’origine de la nébuleuse) a une magnitude apparente de 13,5, ce qui la rend difficilement observable pour un astronome amateur. C’est une naine blanche de couleur bleue très chaude (85 000K). Elle est peut-être accompagnée d’une autre étoile, encore plus faible (magnitude 17), à 6,5 secondes d’arc de distance apparente.
La forme particulière de la partie lumineuse a valu à cette nébuleuse le nom de Nébuleuse de l’Haltère (Dumbbell en anglais). On lui connaît également les surnoms de Trognon de pomme, de Sablier (attention à la confusion avec d’autres objets !) voire de Diabolo.

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La nébuleuse Oméga M17

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M17, également connue sous les noms de nébuleuse Oméga, du Cygne, du Fer à Cheval ou du Homard, est une nébuleuse en émission située à environ 5 500 années-lumière de la Terre dans la constellation du Sagittaire et a un diamètre de 15 années-lumière1.
D’une quarantaine d’années-lumière d’envergure1, la nébuleuse doit sa luminosité à des étoiles jeunes de type B qui irradient le gaz alentour, créant ainsi une région HII. La couleur rouge de la nébuleuse est d’ailleurs celle de l’hydrogène ionisé.
Au sein de la nébuleuse se trouverait un amas ouvert constitué d’une trentaine d’étoiles masquées par la nébuleuse.
En infrarouge, on a pu y observer une quantité importante de poussières favorables à la formation d’étoiles.

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La nébuleuse de la trifide M20

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Le vingtième objet du catalogue Messier (M20) est une nébuleuse diffuse située dans la constellation du Sagittaire au voisinage immédiat du bulbe central de la Galaxie. Assez connue comme une nébuleuse en émission traversée par une nébuleuse obscure digitée qui lui donne son aspect caractéristique, ses régions externes constituent en outre une nébuleuse par réflexion dont une étoile bleue relativement brillante, au nord, révèle la présence par un vaste halo diffus de même teinte centré sur cette étoile. Un système triple d’étoiles occupe le centre de la région émissive de la nébuleuse, à la manière du Trapèze de la nébuleuse d’Orion.

Un temps orthographiée triffide, la nébuleuse Trifide fut découverte par Guillaume Le Gentil en 1750. L’origine du nom courant de M20 est attribuée à John Herschel ; bien que les réfractaires aux anglicismes peuvent donner à M20 le surnom de nébuleuse du Trèfle, le terme de Trifide est toujours de mise, dans les milieux francophones, pour rappeler l’apparence inhabituelle de la nébuleuse — en anglais, trifid est un qualificatif pouvant se traduire par trilobé(e).

D’une manière générale, on peut observer la nébuleuse sous la forme d’un disque assez brillant et de luminosité relativement uniforme — si l’on ne tient pas compte des méandes formés par les chenaux de la nébuleuse obscure — accolé d’un disque de taille voisine mais un peu plus faible et décroissant en luminosité au fur et à mesure que l’on s’éloigne de l’étoile qui se trouve au centre. La nébuleuse se présente donc comme deux disques accolés d’une dizaine de minutes d’arc chacun au centre desquels se trouve une étoile — triple dans l’un des cas. Si les conditions sont réunies, l’astronome amateur pourra observer cela au moyen d’un télescope de 200 mm de diamètre (l’étoile triple sera le plus souvent vue double).

La nébuleuse Trifide partage la vedette de cette région extrêmement riche du ciel avec de nombreux objets brillants à proximité, notamment la nébuleuse de la Lagune située une paire de degrés au nord-ouest.

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